Les trois reliques d'Orvil Fisher (2007)
J'ai voulu écrire un livre sur un destin qui tourne en boucle, doublé d'une réflexion sur le sens futile de la vie. Au bout du compte.
L'existence n'est souvent qu'un leurre. Et Orvil Fisher finit par l'apprendre à ses dépens.
"Les trois reliques…" a donc été écrit au moment où je me suis finalement rendu compte que je n’étais que de passage. A 29 ans, j’avais pris conscience que je n’étais pas immortel; à 46, que tout finirait vraiment un jour pour moi. A travers ce roman, j’ai tenté de trouver une réponse à l’existence en général, à la mienne en particulier. Je n’en ai trouvé aucune, bien sûr.
Orvil Fisher ne comprend ainsi rien à rien et bute contre l’incompréhensible. Comme tout le monde. Il a simplement la lâcheté de tuer tout autour de lui pour atténuer l’insoluble — ou du moins le croire… L’assassin de ses grands-parents, celui qu’il poursuit inlassablement, ne symbolise que le fatum romain ou l’"anankê" grecque. Plus fort que toutes les sommes humaines ou indicibles et dérisoire tout autant. La nature de ses desseins en est la preuve.