La lumière des morts (2002)

Je ne pourrai jamais parler de ce roman en étant totalement détaché et avec le recul nécessaire, parce qu'il correspond à une époque de ma vie très douloureuse. J'ai mis dans cette histoire toute la détresse que j'éprouvais à ce moment-là. Et j'ai toujours gardé une certaine tendresse pour Liv Linder, la shooteuse.
Je me souviens qu’après avoir rédigé d’un trait, et dans l’urgence la plus totale, la première partie ("Afrique"), je ne savais pas à qui le proposer. Alors, j’ai pensé à Gilles, une fois de plus; je n’avais pas la force de continuer l’écriture sans un avis extérieur. Gilles n’en a pas voulu, bien sûr ("Trop extrême, Thierry.") mais m’a encouragé à le terminer. Par courrier, après aller-retour du manuscrit pour annotations et corrections diverses, je lui ai donc brossé le synopsis de la seconde partie. C’est au téléphone qu’il m’a répondu pour me dire: "Et ton shooter, si tu en faisais une femme?" J’ai tout de suite compris que l’idée était excellente et porteuse d’un développement plus riche, et complémentaire, de la première partie. J’ai rédigé "Europe" dans la foulée. Et c’est Olivier qui m’a finalement accueilli chez "Le Bélial’". Car lui seul pouvait publier ce roman.